Caroline LE ROUX

Psychologue Clinicienne - Sexologue

Présentation
Psychologue
Sexologue
Maternité
Consultations en ligne
Psychologie- Sexologie
La réaction sexuelle
L'anorgasmie
Le Vaginisme
Le Point G
Sextoys
Le Penis
L'éjaculation précoce
Troubles de l'érection
Troubles de la libido
Sexualité SM
Sexothérapie et dérives
Sexualité et grossesse
Sexualité du post Partum
Traumatisme psychique
Cancer et sexualité
Maternologie
Articles et Interviews
Contactez moi
Liens utiles
Plan du site

L’ANORGASMIE OU DYSORGASMIE : UNE FATALITE ?

 

 

L’anorgasmie désigne le fait pour une femme, de ne jamais avoir eu d’orgasme durant un rapport sexuel. Par contre, une femme souffrant de dysorgasmie connaît un orgasme clitoridien lors de sa sollicitation, mais le rapport sexuel avec pénétration reste inefficace. La fréquence est extrême, presque 2 consultations sur 3.

D’un point de vue strictement sexologique, il existe quelques invariants biologiques touchant les humains, c’est-à-dire que nous n’y pouvons rien, nous naissons tous comme cela. Pour les femmes, cet invariant biologique concerne l’orgasme. Par conséquent, toutes les femmes naissent anorgasmiques : c’est un fait avéré.

 

L’orgasme s’apprend, s’acquière et se travaille dès le plus jeune âge. Ainsi, nous comprenons mieux quand les petites filles commencent à explorer leur corps vers 2 ou 3 ans. Ensuite, c’est réellement à la période de l’adolescence que la masturbation à proprement dite commence. Les jeunes filles se frottent, se caressent, jouent avec leurs organes sexuels, afin de mieux les connaître et d’identifier ce qui les fait jouir.

Cette période d’exploration est essentielle pour le déroulement ultérieur de la  sexualité des femmes. En effet, comment connaître l’orgasme avec un ou une partenaire si nous le connaissons pas nous même ? Si nous ne connaissons pas notre propre corps et comment il réagit ?

 

Bien évidemment, l’anorgasmie ou la dysorgasmie ne dépend pas uniquement des masturbations adolescentes ! Bien d’autres facteurs peuvent intervenir et en quelque sorte « bloquer » l’accès à la jouissance. Il peut s’agir de traumatismes sexuels durant l’enfance de la petite fille, de la méconnaissance de son corps, de la peur de celui-ci et des sensations qu’il procure, du tabou qui entoure la sexualité, de l’éducation des parents et de leur propre rapport à la sexualité…

Le rôle du sexologue sera de  déterminer dans un premier temps les causes possibles du trouble, afin d’agir au mieux et d’être le plus adapté à la situation. En effet, la sexothérapie sera très respectueuse de ce que ressent la femme, pour ne pas créer un autre traumatisme.

 

Dans la grande majorité des cas, la thérapie sexuelle commence par une meilleure connaissance de son corps afin de prendre soin de lui, et de prendre conscience qu’il peut être un objet de jouissance, pour peu qu’on lui prête de l’attention. Ce qui est important à souligner, c’est qu’à n’importe quel âge, une femme peut « apprendre » à avoir des orgasmes grâce à une sexothérapie comportementale adaptée et respectueuse.

 

Caroline LE ROUX - Sexologue 

 RETOUR